REDEFINIR? 1 de 4 / REDEFINED? 1 of 4
September 1, 2010
PAR LAURA SASSEVILLE
Partie 1 de 4
Le 29 mai 2010, Montréal, VERRE COUTURE, le défilé et la fête de clôture du congrès du GAAC : un franc succès. Tous étaient ravis de ce qu’ils ont vu sur le cat walk. Nous sommes heureux que l’idée de Laura Donefer se soit concrétisée à la hauteur de ses attentes. Wow !!!! Quel show !!!
Quelques semaines plus tard, je reçois un courriel me demandant, si je voulais, écrire un article sur le défiler.
Pour être honnête, l’écriture de cet article sur le défilé, vu de l’intérieur, me semblait moins palpitante.
Par contre, en revisitant mon expérience à la participation et à l’aide à l’organisation de l’évènement, le métissage de 2 mondes : fluidité et libre mouvement du vêtement opposé au verre fragile et fixe. Je me suis questionné sur l’avenir du verre : est-ce le cadre défini par les conseils des métiers d’art, les centres de formation et les Universités Canadiens est à l’aube d’être redéfini?
Depuis l’introduction du verre en Amérique, le verre à une orientation étroitement lié avec l’objet utilitaire, l’œuvre d’art et l’intégration à l’architecture. Pourtant, le verre m’apparaît en pleine expansion au-delà du simple objet ou sculpture avec une identité locale.
Nos dernières décennies sont teintées par la mondialisation, l’immigration, les échanges culturels et l’utilisation de nouvelle technologie. Ils ont influencé le marché mondial par l’accessibilité du même bien de consommation partout dans le monde. Par exemple, IKEA et le cybermarché (ESTY, EBAY…), pour en nommer quelques un. Ainsi qu’un malaisien peut avoir la même lampe IKEA numéro style Alang qu’un québécois.
Maintenant, notre consommation et la fabrication de nos biens ne sont plus exclusivement locales. Le design n’est plus défini que par nos grands espaces verts.
Certains s’exclameront que nous perdons notre identité; à mes yeux, ceci enrichit nos sociétés culturellement par cette ouverture vers le monde. Par contre, l’important c’est de s’approprier de ces avantages et de travailler à garder la production locale.
De façon analogue, nous ne cuisinons plus que les ragoûts de pattes de cochons ou le rôti de bœuf le dimanche. Les produits qui paraissaient exotiques à grand-maman sont un incontournable sur notre liste d’épicerie. Même les instruments et plats de cuisson, comme le tagine, les baguettes et le wok font parti de notre quotidien autant que le plat en fonte.
Alors, je me demande:
Si la création est le reflet de nos sociétés, alors chaque artiste et designer expriment avec leur vision, un fragment de cette nouvelle réalité?
C’est peut-être pourquoi nous constatons de plus en plus le métissage des genres et ça dans toutes les sphères de création : musique, mode, design, architecture et métiers d’art.
Vous vous dites peut-être que le métissage à toujours exister, à mon humble avis, jamais autant constater aujourd’hui, clairement nous sommes dans la poste modernité à la puissance 10.
À mon tour, je vous pause la question : Les nouvelles générations de créateurs qui ont grandi avec une plus grande ouverture et accessibilité sur le monde, démontrent-t-ils plus de faciliter à construire un vocabulaire visuel qui mélange design, styles, cultures, matériaux et technologies? Dans la prochaine année, à l’aide d’article, d’interview et de rencontre, j’essayerai de répondre à la question…à suivre….
BY LAURA SASSEVILLE
Part 1 of 4
On May 29, 2010, in Montreal the VERRE COUTURE’s Glass Fashion Show and the closing party of the Glass Art Association of Canada (GAAC) was a great success! Everyone was amazed by what they saw on the cat walk.
We were happy that Laura Donefer’s idea became a reality. Wow!!! What a show!!!
A few weeks after the show, I got an email asking me if I wanted to write an article on the subject of the Glass Fashion Show. To be honest, viewed from the inside, writing an article on the VERRE COUTURE sounded to me to be less thrilling. However, after revisiting my experience of participating and helping organize the event, I asked myself a lot of questions regarding the mix between the two worlds which are the flow and the free movement of clothing opposed to the fragility and stiffness of glass. I questioned myself about the future of glass; is the framework defined by the Conseil des métiers d’art of Québec and the Canadian universities on the verge of being redefined?
Since the introduction of glass to North America, the limited orientation of glass has been related to glassware, art work and the integration of glass art work into architecture. Nevertheless, glass objects and sculptures appear to me to be in full expansion with a local identity.
Our last few decades have been tainted by globalization, immigration, cultural exchange and use of new technologies. These influence the overall market by making the same consumer goods available world wide. For example, you have IKEA and cyber shopping (ESTY, EBAY, just to name a few). A Malaysian can buy an IKEA lamp with the same model number and style as a person from Quebec.
Today our consumer goods are no longer exclusively manufactured locally. Designs are no longer defined by our great outdoors. Some will claim that we are losing our identity. However, for my part, I believe this will enrich our society culturally by opening our minds to the world. Nonetheless, it’s important to capture the advantages of the new world but to keep the production local.
Traditionally, we no longer cook pig’s feet stew or roast beef on Sundays. The products that once seemed exotic to grandma are now a must in our groceries list. Even the hardware in our kitchens, such as tagine, chop sticks and woks, have all become as much a part of our mundane cooking as the old frying pan.
So, I’m asking myself, “If creation is the reflection of our society, then can every artiste and designer express themselves with their vision, a fragment of a new reality?” This is perhaps the reason we are observing more and more intermingling between different types, styles and every sphere of creation: music, fashion, design, architecture, fine arts and arts and crafts. You may say that this intermingling has always existed but, in my humble opinion, today we see it a lot more. We are in the post modern era to the 10th power.
It’s my turn to ask you a question. Do the new generation of designers and artistes who have grown up with greater openness and accessibility to the world demonstrate a greater ease in building a visual vocabulary that mixes design styles, cultures, materials and technologies? In the next year, through articles, interviews and reports, I will try to answer that question. To be continued!











Tu l’exprimes bien Laura et comme dans tous domaines, les artisans comme nous devrons encore et continuellement se redéfinir et s’ajuster aux nouveaux environnements de production et de commercialisation en continuant la recherche pointue et le développement de nouvelles techniques créatives. La mondialisation c’est aussi ça, une concurrence de plus en plus présente et agressive.
On continuera de travailler inlassablement à créer une oeuvre difficile à reproduire en industrie, dans des moules et qui saura en même temps attirer une clientèle sélecte prête à payer le prix de notre imaginaire, de notre travail et de nos compétences.
J’ai assisté à quelques activités du congrès et bien apprécié cet événement chez nous à Montréal – enfin, à proximité de chez nous, le Bas St-Laurent
au plaisir