Rapport de bourse
February 15, 2012
Par: Myrianne D. Giguère
INTRODUCTION
J’ai eu l’honneur de recevoir le 2010 GAAC Project Grant for Students, après avoir gradué en 2010 d’Espace VERRE (Montréal, Québec). Les techniques que j’ai privilégiées en troisième année de formation sont la sérigraphie sur verre et la pâte de verre. À l’automne 2010, j’ai débuté un baccalauréat en Beaux-arts à l’Université Concordia, avec une majeure en Studio art. Grâces, entre autres, aux bourses GAAC Project Grant for Students et Houdé-Mendel, j’ai eu la possibilité de continuer à travailler parallèlement le verre.
Le projet soumis est composé de deux parties. D’abord, j’ai pris un cours privé de sérigraphie aux ateliers GRAFF[1], un centre de conception graphique axé sur la recherche et la création. Puis, j’ai acheté le matériel nécessaire à l’application des nouvelles connaissances acquises chez GRAFF, pour expérimenter.
DÉMARCHE
Suite à la réception de la bourse, j’ai d’abord pris contact avec GRAFF pour prendre un cours privé d’une durée de 10 heures avec un excellent professeur, l’imprimeur Claude Fortaich. Il m’a d’abord montré comment travailler l’image initiale sur Photoshop. C’est une étape importante dans le procédé : choisir la trame, séparer les couleurs, ajuster les tons, etc. Puis, il m’a expliqué tout le procédé de l’émulsion photosensible et nous avons répété chacune des étapes pour fixer l’image sur la soie. Ensuite, nous avons fait de très nombreuses impressions au médium à l’eau, sur papier, pour pratiquer les techniques d’impression. Une fois plus à l’aise, j’ai fais des impressions à l’huile sur différentes surfaces (cuivre, aluminium, bois, verre, liège, plexiglass). J’ai ainsi pu constater comment chaque support se travaille différemment. Finalement, Claude Fortaich m’a parlé du Conseil québécois de l’estampe et des normes entourant la pratique de l’impression et m’a montré une Fiche de justification de l’estampe originale.
Pour appliquer les principes de la sérigraphie sur le verre, j’avais besoin de différents outils : un cadre à sérigraphie, une raclette, du papier transfert, de l’émail, du médium à sérigraphie, du cover coat, différentes spatules, etc. On m’a offert le cadre et la raclette, alors il ne me restait plus qu’à acheter le reste. Tout ce qui a trait à l’émail a été commandé chez Reusche[2], via leur site web. En quincaillerie, je me suis procuré le reste. Finalement, j’ai acheté du verre Spectrum en feuille. J’ai fixé les images sur la soie à l’Université Concordia, sans frais. Pour ce qui est des cuissons, je n’ai pas eu de frais à payer puisqu’avec la bourse Houdé-Mendel, j’avais accès gratuitement à un four de thermoformage pendant 6 mois, pour de la recherche et de la création.
J’ai choisi d’expérimenter la sérigraphie sur verre à l’aide du papier transfert. Il s’agit d’un papier sur lequel on sérigraphie avec de l’émail à base d’huile. Une fois sèche, on recouvre l’image d’un cover coat qui la rend imperméable. Dans l’eau, l’image adhère au cover coat et se détache du papier. On la fixe sur le verre et on la cuit, de façon à ce que l’émail fusionne et que la couche protectrice brûle.
J’ai beaucoup appris lors de ces expérimentations. J’ai fais toutes les erreurs possibles : trop de médium et pas assez d’émail, la térébenthine qui coule et corrompt l’image adjacente lors d’une impression, une impression pas sèche en mettant le cover coat (ce qui l’arrache), etc. Donc beaucoup de plaisir et l’apprentissage d’une technique complexe, puisqu’elle nécessite une gestuelle parfaite lors de l’impression et un calcul précis lors des autres étapes.
CONCLUSION
Suite à l’utilisation de la bourse 2010 GAAC Project Grant for Student, je peux affirmer avoir acquis de l’expérience dans la sérigraphie sur verre. Je comprends bien le procédé et j’ai beaucoup d’idées pour l’intégrer dans ma pratique artistique. Reste maintenant à pratiquer ma gestuelle d’impression (un peu comme un souffleur de verre qui doit répéter un geste avant d’arriver à le faire correctement). De plus, cette opportunité m’a permis de mieux connaître le centre GRAFF, de même que les artistes en impression qui y travaillent.
[Je remercie chaleureusement le GAAC de m’avoir permis de vivre cette expérience.]
Dessins avec lesquels j’ai joué

[1] Situé au 963, rue Rachel Est, Montréal, Québec, H2J 2J4 (514) 526-9851
[2] http://www.reuscheco.com
Grant Report
GAAC Project Grant for Student
INTRODUCTION
I was lucky to receive the 2010 GAAC Project Grant for Students, after graduating from Espace VERRE (Montreal, Quebec) in 2010. During my 3rd year studies, I focussed on silkscreen printing techniques on glass and kiln casting. In the fall 2010, I integrated Concordia University to study for an Arts Baccalaureat with a major in Studio Art. Thanks to GAAC Project Grant for Students and Houdé-Mendel Grant among others, I was able to carry on my work with glass in parallel.
This project report is set in two parts. First of all, I attended a private course on silkscreen printing within GRAFF studios, a graphic design centre focused on research and creation. Then I purchased some equipment in order to practice what I had learned from GRAFF and experiment it.
APPROACH
When receiving the grant, I first contacted GRAFF in order to benefit from a 10 hours private lecture with Claude Fortaich, a great printer and teacher. He first showed me how to work on an initial picture with Photoshop. This was an important step for the process: how to choose backgrounds, split colours, adjust shades, etc. He then taught me the whole process of light-sensitive emulsion and we practiced each step to set a picture on silk. Next, we made numerous water prints on paper with medium to practice printing techniques. Once I felt a little more confident, I started printing with oil on various surfaces (copper, aluminium, wood, glass, cork, Plexiglas). This made me realise that each component required a different work approach. Finally, Claude Fortaich introduced me to the Quebec Council of Art Print, he told me about printing regulations and showed me documentary evidence from original art print.
In order to carry out silkscreen printing techniques on glass, some tools are essential: a silkscreen print frame, a scraper, transfer paper, enamel, silkscreen printing medium, cover coat, various spatulas, etc. I was already given the frame and the scraper so I all I needed to buy was the rest. I ordered on Reusche’s website everything that had to do with enamel. I then purchased the rest in a hardware store. And finally, I bought some Spectrum layered glass. Concordia University let me fix the images on silk for free. I didn’t pay anything either to use a kiln. Thanks to my Houdé-Mendel grant, I was also able to benefit from 6 months free access to kiln forming for research and creation purposes.
I decided to try silkscreen printing on glass with transfer paper. This paper enables silkscreen prints with oil based enamel. Once dry, the image is covered with a cover coat making it waterproof. Dipped into water, the picture sticks to the cover coat and peels of the paper. When fixed to the glass and heated, the enamel fuses and the protection layer burns.
I learned a lot from these experimentations. I made all possible mistakes: too much medium, not enough enamel, dripping turpentine that spoils the adjacent picture during printing, applying the cover coat too early on fresh print (ripping it off), etc. I had a lot of fun learning such a complex technique that requires exact movements for the printing and accuracy during the other stages.
CONCLUSION
Having benefited from a 2010 GAAC Project Grant for Student, I can now tell how much experience I have gained in silkscreen printing on glass. I clearly understand now the process and have many ideas for ways to integrate it into my art work. I still need to practice my printing moves (like glass blowers need to practice their movements before being successful). Moreover, I got to know the GRAFF centre better and meet with the print artists working there.
[I would like to thank GAAC for enabling me to live such an experience.]












